[su_heading size=”17″]Croire, c’est décider de donner sa confiance à des valeurs, à un idéal ou à quelqu’un, reconnus comme suffisamment solides pour fonder et orienter des choix de vie.[/su_heading]

“L’homme n’est pas fait pour vivre seul. Il naît et grandit dans une famille, pour s’introduire plus tard par son travail dans la société. Dès la naissance, il se trouve donc intégré dans différentes traditions, dont il reçoit non seulement son langage et sa formation culturelle, mais aussi de multiples vérités auxquelles il croit presque instinctivement. En tout cas, la croissance et la maturation personnelles impliquent que ces vérités elles-mêmes puissent être mises en doute et soumises à l’activité critique de la pensée.

Cela n’empêche pas que, après ce passage, ces mêmes vérités soient « retrouvées » sur la base de l’expérience qui en est faite ou, par la suite, en vertu du raisonnement. Malgré cela, dans la vie d’un homme, les vérités simplement crues demeurent beaucoup plus nombreuses que celles qu’il acquiert par sa vérification personnelle. Qui, en effet, serait en mesure de soumettre à la critique les innombrables résultats des sciences sur lesquels se fonde la vie moderne ?

Qui pourrait contrôler pour son compte le flux des informations qui jour après jour parviennent de toutes les parties du monde et que l’on tient généralement pour vraies ? Qui, enfin, pourrait reparcourir les chemins d’expérience et de pensée par lesquels se sont accumulés les trésors de sagesse et de religiosité de l’humanité ? L’homme, être qui cherche la vérité, est donc aussi celui qui vit de croyance.“1

St Jean-Paul II

Encyclique Foi & Raison, N°31, 1998

 

Introduction

Cette citation souligne que croire ne se limite pas à croire en Dieu. De ce point de vue, on aurait tort, d’ailleurs, d’opposer croyants et non-croyants. La plupart des hommes croient en quelque chose ou en quelqu’un. “On peut croire en l’avenir de l’humanité, à l’amour de sa femme, à l’efficacité de l’action politique ou à son propre génie…“.

Croire, c’est décider de donner sa confiance à des valeurs, à un idéal ou à quelqu’un, reconnus comme suffisamment solides pour fonder et orienter des choix de vie.

Par conséquent, croire conduit toujours à une pratique ! Il n’y a pas de croire sans action, sans volonté d’ordonner son existence à ce que l’on croit, tout en se démarquant de ce que l’on ne croit pas… C’est une disposition qui suppose « une action, un dynamisme ». Croire est une démarche, une mise en relation…  Une démarche qui n’est pas d’abord intellectuelle, mais “existentielle“.

Questions

Dans ma vie, à quoi est-ce que je crois ?

Quelles sont les valeurs auxquelles je crois ?

 

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Dans ma vie, à quoi est-ce que je crois ?

En répondant à ces questions, je suis amené à reconnaître que ce à quoi je crois, les valeurs, les idéaux, les personnes auxquelles je crois donnent une orientation à ce que je vis !

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Visuel vert

Quand la vie révèle ce que l’on croit…

Ainsi, l’acte de croire trouve son fondement dans notre désir profond et traverse tout ce que nous sommes. Rien en nous ne peut et ne doit demeurer étranger à cet acte de croire. Là s’enracinent l’unité et le dynamisme d’une vie !

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Visuel Rouge

Est-ce que toutes les valeurs se valent ?

Ce sens du relatif n’est pas pour autant synonyme de relativisme ! Prenons là encore un exemple : si je crois à la qualité de vie familiale et si je la considère comme une valeur essentielle, je ne peux pas dans le même temps nier qu’elle soit importante, ou estimer que c’est là une valeur dépassée, sous le seul prétexte que le milieu dans lequel je vis, je travaille, ne reconnaît pas cette même valeur comme essentielle !

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